Bien démarrer une réunion : de l’utilité des icebreakers

Sommaire :

  1. Qu’est-ce qu’un icebreaker? À quoi ça sert?
  2. Quelques exemples d’icebreakers

Depuis que j’ai créé Peexy, j’ai découvert (notamment grâce à mes collègues de BIEN FAIT POUR TA COM’) de nouvelles méthodes de travail basées sur la coopération et surtout de nouvelles façon d’animer mes réunions1.

J’inaugure donc une nouvelle série d’articles visant à vous les faire partager. J’espère que vous pourrez ainsi découvrir de nouvelles méthodes qui vous aideront à animer des réunions ou des ateliers auxquels on a envie de participer.

Dans ce premier article, je vais aborder le sujet des icebreakers, ces moments qui permettent de briser la glace et de mettre les participants dans de bonnes dispositions avant d’entamer une réunion ou un atelier.

Qu’est-ce qu’un icebreaker? À quoi ça sert?

Travailler en groupe n’est jamais évident, surtout quand on ne connait pas les autres membres. En effet, on doit pouvoir s’exprimer et échanger avec les autres tout en ayant peur de dire une bêtise ou en ayant en tête des problèmes personnels (nous sommes humains après tout!).

De plus, dans un groupe, il y a toujours ceux qui sont à l’aise à l’oral, ceux qui parlent pour ne rien dire, et les plus timides qui n’osent pas toujours prendre la parole.

C’est justement à ça que servent les icebreakers : à mettre en confiance les participants à une réunion ou un atelier.

Aussi appelés exercices brise-glace, échauffement ou encore warm-up, ce sont des petits exercices qui permettent d’initier les échanges entre les participants, créer du mouvement. Ils permettent surtout à chacun de prendre la parole au moins une fois dans la réunion et ainsi de se sentir plus à l’aise pour la suite.

Pour l’animateur, ils lui permettent de mieux connaître les participants et leurs attentes.

Quelques exemples d’icebreakers

Le traditionnel tour de table

Le plus connu, et celui que vous avez tous déjà probablement expérimenté au moins une fois, est le tour de table au cours duquel chacun prend la parole pour se présenter. L’avantage, c’est qu’il ne nécessite aucune préparation, mais ne favorise pas forcément les échanges entre les participants et peut renforcer le sentiment de « chacun sa place ».

On va dire que c’est le minimum vital, car il permet à chacun de se présenter. Mais je vais vous montrer qu’il existe des exercices plus fun et/ou bien plus efficaces.

Le check in

Nombre de participants : de 4 à 20

Durée : 30 secondes par participant

Matériel nécessaire : aucun

Il s’agit ici d’une version améliorée du tour de table.

Ici, les participants se mettent en cercle (ou peuvent rester assis à leur place, mais généralement, les icebreakers sont plus efficaces quand les participants sont debout) et se présentent en indiquant : leur prénom, leur nom, un élément personnel (ex : leur ville d’origine, s’ils ont des enfants, s’ils ont des animaux domestique, etc.) et leur état d’esprit.

Exemple :

Bonjour, je m’appelle Laurent Naudier, j’habite à Croix et je suis impatient de travailler avec vous.

Ou

Bonjour, je m’appelle Jeanne Dupont, j’ai 2 enfants et je suis un peu inquiète car ce matin mon plus jeune fils est tombé malade.

Surtout, les participants ne doivent pas communiquer leur fonction car cela pourra créer un rapport hiérarchique néfaste à la créativité et à la productivité. Pour qu’une réunion ou un atelier soit efficace, il est nécessaire que chacun soit en confiance et pour cela, rien de mieux que de supprimer les rapports hiérarchiques le temps de la réunion.

Le fait de communiquer une information personnelle permet d’humaniser les participants et éventuellement de créer un rapport de proximité entre différents participants se trouvant un point commun.

Pour l’animateur, cet exercice permet de jauger l’état d’esprit des participants et de s’adapter en fonction. Ainsi, si on prend l’exemple de Jeanne, nul doute qu’elle n’aura pas la tête à 100% à ce qu’elle fait car elle pensera à son fils malade. C’est humain et tout à fait normal. En le sachant, vous intégrerez ce paramètre dans votre façon d’animer la réunion ou l’atelier.

Le photolangage

Nombre de participants : illimité

Durée : 5 minutes maximum de réflexion individuelle + 3 minutes maximum de présentation par personne

Matériel nécessaire : 1 bibliothèque d’image (on pourra utiliser le jeu Dixit, des cartes postales ou des flyers par exemple)

Il s’agit ici d’une variante plus ludique du check-in.

La règle est très simple : chaque participant va choisir une ou plusieurs cartes dans la bibliothèque d’image et se présente en expliquant son choix de carte(s) et en quoi elle(s) représente(nt) son état d’esprit du moment.

L’utilisation d’images permet de libérer la parole et de laisser libre cours à son imagination.

On peut aussi remplacer les images par un objet évocateur. Il faudra dans ce cas demander au préalable à chaque participant de venir avec un objet le caractérisant.

À noter que cet exercice peut aussi être lié au sujet abordé lors de la réunion ou de l’atelier. Le participant explique alors en quoi l’image ou l’objet sélectionné représente sa vision de la problématique ou du sujet traité.

Le bingo

Nombre de participants : illimité

Durée : en fonction du nombre de personne

Matériel nécessaire : autant de feuille de papier et de stylos qu’il y a de participants

Dernier exemple de cette première série : le bingo.

Il s’agit ici d’un détournement du jeu de société du même nom.

Le principe est simple : chaque participant dispose d’une feuille de papier contenant autant d’affirmation qu’il y a de participants et il doit associer chaque affirmation à la personne correspondant.

Pour cela, il est libre de se balader librement et d’aller poser des questions aux autres participants (sachant qu’on ne peut pas mentir!).

Quand il a rempli sa grille, il crie BINGO! et fait part au groupe de ses déductions, qui les corrige si besoin.

Exemples d’affirmations :

  • Je suis allergique aux poils de chats
  • J’habite à Croix
  • J’ai créé une société
  • J’ai deux enfants
  • J’ai déjà fait le tour du monde

Comme vous pouvez le voir, les possibilités sont infinies.

En fait, cela dépend surtout de ce que vous, en tant qu’animateur, connaissez de vos participants.

Ce jeu permet aux participants d’apprendre à se connaître de manière ludique, en occupant tout l’espace disponible et en se forçant à aborder des inconnus.

 

N’hésitez pas à me poser vos questions ou à me faire part de vos retours d’expérience dans les commentaires.

À bientôt pour d’autres exemples.

 

 

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